dimanche 13 décembre 2009
Turinaz-Paris
Voila, encore une fois le week end se termine, un autre glorieux week end avec la Turinaz-dream-team a Paname! certes certains cadres manquaient a l'appel...mais quelques piliers étaient présents et la fete et les rires furent au rendez-vous une fois de plus. En me rememorant les évenements phares, je peux deja cité des noms qui m'ont régalé lors des deux derniers jours. Luc deja, profitant d'un Cardiff-Toulouse bien médiocre pour faire une sieste strategique devant sa guiness aux abois...Dino, decidant que les rues de paris sont a lui, nous emmenant dans un trajet Paris-Colombes version "shut up and let me drive, i am Atilla le deux"! ... Guizmo, dans son style si propre, rapellant a un patron de bar que "le client est roi, on te payes! on fait ce qu'on veut!" en égratignant la déco local!...Max, ouvrant une petite boite et donnant a tous du reve agressif! mais aussi un festin simple et modeste au coeur de Paris, un paquito dans le metro, une sceance de culturisme devant l'opera Bastille, une invasion de bar, une mélée devant le Louvre bref encore un regale pour les yeux, les bouches et les oreilles. On ne se relache pas! toujours digne dans l'effort!
Bien sur, une fois de plus, ta présence a fait défaut, mais ta joie et ta bonne humeur si communicative, je la retrouve partout ou l'on passe, comme si ton halo d'allegresse nous suivait constemment. les gens qui nous rencontrent prennent une bouffée d'air de bien etre! les regards se croisent, les sourires se delient et c'est parti! et y'a du toi la dedans, c'est une evidence...
Baci, ciao Flo
Dylan
jeudi 22 octobre 2009
Bien...
"Même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain". Simple à comprendre, évident même, et pourtant tellement dure à admettre lorsqu'on y est confronté.
mercredi 16 septembre 2009
juste un instant
lundi 29 juin 2009
mardi 26 mai 2009
lettera a Flo
lundi 18 mai 2009
I'm thinking about you and it makes me smile !
Mon Flo,
Ca y est, le jour que je redoutais tant est arrivé… nous voilà le 18 mai 2009, un an après ton accident… Jour pour jour.
Tous mes souvenirs avec toi n’ont jamais été aussi clairs, aussi réels, aussi forts. Je peux encore entendre le son de ta voix me raconter des conneries, rire tellement fort à mes blagues pourries, me chuchoter que tu m’aimes, chanter les Bisounours ou me réclamer un bisou en cachette…
Je peux encore te voir danser comme un fou chez le Padre, gigoter pour tous nous faire rire, t’asseoir sur la chaise de bureau devant l’ordinateur et crier « ça va être ENOOOORME !!!!!», nous prendre tous dans tes bras les uns après les autres, ou dormir calmement près de moi.
Tu nous as emplis de joie toute ta vie, emplis de doutes durant cette année qui a été difficile et pendant laquelle j’ai dû apprendre à vivre sans toi, mais désormais je ne veux plus être triste en pensant à toi. Je veux pouvoir sourire et te faire revivre le temps d’un instant en parlant de tes exploits, en racontant à tous à quel point tu étais merveilleux, à quel point tu étais aimé et comme tu as changé notre vie. Tu nous as tous rapproché… Mais tu nous manques, c’est certain
Je pensais réellement que ça allait être une journée pesante, difficile à surmonter, que la tristesse allait m’envahir, mais non. Aussi bizarre que cela puisse paraître, et à mon grand étonnement, aujourd’hui je vais bien ! Je me suis levée ce matin et tout ce qui m’est venu à l’esprit, c’est ce sourire… le tien … « Celui qui faisait pétiller tes beaux yeux bruns malicieux ». Je ne l’ai pas oublié, il reste ancré dans ma mémoire comme si tu m’avais souris chaque jour qui est passé depuis la dernière fois que je t’ai vu.
J’espère que tu nous regardes, et que tu es fier de ce que l’on devient. Aujourd’hui je pense à tout ce que tu nous as apporté, et je ne peux que te remercier.
Je t’aime mon Flo et je te promets de sourire en pensant à toi, pour toujours !
dimanche 10 mai 2009
Samedi 16 mai
Nous nous rassemblerons
samedi 16 mai à 15h
au cimetière du sud (allée 53)
pour un moment de silence
en souvenir de Flo
Bienvenue à tous et à toutes.
Nous pourrons ensuite échanger en toute simplicité
autour d'un café à proximité.
mardi 10 mars 2009
Donde estás ?
Quizás estás en el paraíso, entre el aire y los pájaros. Es un poco tu nueva casa. Duermes en la suavidad de las nubes y te lavas con la lluvia caliente, comes un rayo de sol y bebes estrellas pequeñas. Puedes vernos de tu sitio cuando el cielo te lo permite. Nos ves pensar en ti, reír, llorar, soñar, vivir…
Quizás estás en la tierra, entre las hormigas y las mariquitas. Es un poco tu nueva casa. Andas en las calles de hierba y cantas canciones que no podemos oír. Puedes vernos de tu sitio, sobre una flor roja, una amapola. Nos ves gigantes y peligrosos, cada paso es un terremoto. Nos ves pensar en ti, reír, llorar, soñar, vivir…
Quizás estás en el agua, entre los moluscos y las sirenas. Es un poco tu nueva casa. Nadas con las ballenas, puedes admirar a los pescados de todos colores y escuchar a la calma de esa inmensidad. Puedes vernos de tu sitio, muy lejos, muy pequeños, intentando de no ahogarnos en esas olas enormes de sentimientos profundos. Nos ves pensar en ti, reír, llorar, soñar, vivir…
Pienso en ti y te extraño cada dia un poco mas.
Te quiero, te amo..
Emma
samedi 31 janvier 2009
mardi 20 janvier 2009
Chienne de vie.
lundi 19 janvier 2009
Il sera pour toujours un petit prince...
Aujourd'hui n'est pas plus exceptionnel qu'un autre jour. Le soleil s'est levé ce matin en laissant apparaître des nuages brillants sous une lumière rose-orangée et il se couchera ce soir pour faire place au clair de lune. C'est une journée comme une autre. Alors, je lève les yeux vers cette immensité qu'on appelle le ciel et je me mets à penser à toi. Je parts dans des rêveries sans fin où l'apesanteur n'existe plus et où les larmes ne coulent plus. Je ferme les yeux pour me dérober à la vérité et ainsi redessiner l'horizon suivant mes rêves. Je crois que l'on fait tous un peu ça.
Aujourd'hui n'est pas plus exceptionnel qu'un autre jour.Le vent s'est levé pour faire frémir les branches dénudées des arbres et ce courant d'air trop froid finira par soulever mes cheveux qui s'emmêleront les uns avec les autres. C'est une journée comme une autre et c'est pourquoi je t'écris. Voici une lettre de plus à toutes celles que j'ai rédigées, mais jamais montrées. J'aurais tellement voulu toutes les jeter par la fenêtre une fois la nuit venue pour qu'elles gagnent les étoiles et finissent par te parvenir. Ainsi tu aurais su que rien n'est plus pareil depuis que tu n'es plus là et que parfois je me plais à imaginer l'impossible et à broder dans le présent un futur sans nom. Je crois bien que l'on fait tous un peu ça.
Aujourd'hui n'est pas plus exceptionnel qu'un autre jour. Je revois ces souvenirs au goût d'innocence et de fureur de vivre. Ils se déclinent toujours avec les mêmes personnes... Il y a des TOI, des MOI, des NOUS, des VOUS, mais quelque soit le pronom utilisé, j'ai la preuve que tu resteras éternel. Tu seras pour toujours ce garçon exceptionnel au sourire unique rendant jaloux les astres.
Voici ma dernière lettre pour te dire ces quelques mots que je n'ai, jusque là, jamais réussi à te dire: "au revoir".
Tu es ce petit prince qui un jour a disparu dans le désert. Tu m'as tellement apporté que je ne peux que te dire merci.
Nos chemins se recroiseront un jour et alors je te raconterai ce qu'a été ma vie. J'espère que je te dirai que je l'ai passé à aimer vivre, à aimer sourire et à aimer aimer.
Flo, tu resteras à jamais notre ami, notre amour, notre frère. (Et ne t'inquiète pas, je garderai un oeil sur les SITS)
CIAO MON FLO!
Aurée
dimanche 18 janvier 2009
Nancy-Turinaz-Munich
lundi 27 octobre 2008
Razones....
Tengo razones para buscarte. Tengo necesidad de verte, de oírte, de hablarte. Tengo razones para esperarte porque no creo que haya en el mundo nadie más a quien ame. Tengo razones, razones de sobra para pedirle al viento que vuelvas aunque sea como una sombra. Tengo razones para no quererte olvidar porque el trocito de felicidad fuiste tú quien me lo dio a probar.
El aire huele a ti. Mi casa se cae porque no estás aquí. Mis sábanas, mi pelo, mi ropa te buscan a ti. Mis pies son como de cartón que voy arrastrando por cada rincón. Mi cama se hace fría y gigante y en ella me pierdo yo.Mi casa se vuelve a caer, mis flores se mueren de pena, mis lágrimas son charquitos que caen a mis pies.
Te mando besos de agua que hagan un hueco en tu calma. Te mando besos de agua para que bañen tu cuerpo y tu alma.Te mando besos de agua pá que curen tus heridas. Te mando besos de agua de esos con los que tanto te reías....
Pienso en ti... Siempre...
Emma
lundi 20 octobre 2008
Un bel hommage
J'ai pensé à toi au cours de cette soirée et j'ai bien vu que je n'étais pas le seul, il y avait des éclats de rires dans la maison et de larmes au jardin pour certains mais partout il y avait l'envie de réussir la soirée je crois. Et c'est ce qui a eu lieu : elle était parfaite, même si avec toi elle aurait été idéale.
Bref, moi aussi j'avais envie de rajouter un petit mot, histoire qu'ici ça continue de vivre au gré de ce que les uns et autres font en te gardant dans un coin de leur cœur et leur esprit. Tu peux être fier de tes compagnons de chambrée !
Ca t'aurait plu, c'est sûr ...
Joël
dimanche 19 octobre 2008
On l'a fait !

Tu l'a sûrement rêvé, peut être fantasmé. Je te résume vite fait, plus de 150 personnes, 2 pistes de danses, un studio photos, une salle avec 1000 photos, un bar tout en blanc, que des costards et des robes de soirées et ouai mec. Et c'est pas tout, laisse moi finir, un joueur de cornemuse, un film, un feux d'artifice.
mardi 16 septembre 2008
Cette année, à minuit... j'y ai pensé aussi... Malheureusement je trouvais pas de moyen de te souhaiter dignement ton anniversaire...un message, ca aurait été bizare pour le mec qui a récuperé ton numéro, une lettre, t'as un peu oublié de me donner ta nouvelle adresse...
Bref, donc me voilà, pour te dire que tu me manques, et te souhaiter, où que tu sois, le bonheur que tu mérites... et bien sur, te souhaiter un très bon anniversaire....
Je t'aime pour toujours....
Emma***
21 ans
Ton frère, pour toujours.
lundi 8 septembre 2008
Je me souviens qu’avec Joël on avait évoqué le moyen de te faire renoncer à devenir policier. Tu connais mes engagements politiques et je me voyais mal un jour devoir t’affronter dans une manifestation))) Comme l’a si bien dit Joël, nous aurions préféré chanter bella ciao avec toi dans les manifs, parce que nous avions vu en toi cette fougue et cette honnêteté, nous savions que tu étais un homme de valeurs, et nous avions du mal à t’imaginer dans un autre « camp » que le notre. Pour moi, tu étais mon cousin, presque un Domenjoud.
J’aurais aimé passer des soirées avec vous rue Turinaz, mais je réagis toujours trop tard… Il y a trop peu de souvenirs dans lesquels je te retrouve, car nous ne sommes vus que rarement, mais ceux que je garde son gravés d’un sourire et d’une nonchalance joviale que je ne risque pas d’oublier. Je ne doute pas un instant que tu as été un rayon de soleil pour tous ceux qui t’ont connus et que peu de gens peuvent garder de toi un mauvais souvenir. Dans mon esprit, tu es une sorte de Zorro, policier vêtu de la simplicité du peuple, chaleureux et beau comme ne peuvent l’être que les gens du sud.
Tu aurais dû être là pour mon anniversaire. Sûr que tu aurais animé le weekend, que tu n’aurais pas manqué de faire un tournois de ping-pong, de nous mettre une raclée à la pétanque ou de hurler « UNO ! » à travers le salon et je ne doute pas que tu aurais fais une misère au méchoui. Je t’aurais présenté Irina et je suis certain que tu l’aurais fait rire. Ca m’a fait du bien de voir Lucas et Isabelle, et avec eux ton esprit bénéfique…
On se reverra Flo, n’en doute pas ! Après un petit siècle, on viendra tous te rejoindre et on ira manifester dans les étoiles pour exiger que bella ciao devienne l’hymne officiel de la galaxie Turinaz.
En attendant, n’oublie pas de me surveiller de là haut, que je fasse pas trop de conneries. A bientôt Flo ! Comme on dirait dans le nord : « on ch’bigophone et on ch’dit quo !
Cédric
jeudi 31 juillet 2008
Toto Cutugno, "l'Italiano"
Lasciatemi cantare, con la chitarra in mano
Lasciatemi cantare, sono un italiano
Buongiorno Italia, gli spaghetti al dente
E un partigiano come presidente; con l'autoradio sempre
Nella mano destra e un canarino sopra la finestra
Buongiorno Italia, con i tuoi artisti, con troppa America
Sui manifesti. Con le canzoni con amore e con il cuore
Con più donne sempre meno suore
Buongiorno Italia, buongiorno Maria
Con gli occhi pieni di malinconia, buongiorno Dio
Lo sai che ci sono anch'io?
Lasciatemi cantare, con la chitarra in mano
Lasciatemi cantare una canzone piano piano
Lasciatemi cantare, perchè ne sono fiero
Sono un italiano, un italiano vero
Buongiorno Italia che non si spaventa,
Con la crema da barba alla menta; con un vestito gessato
Sul blù e la moviola la domenica in T.V.
Buongiorno Italia col caffè ristretto
Le calze nuove nel primo cassetto
Con la bandiera in tintoria e una seicento giù di carrozzeria
Buongiorno Italia, buongiorno Maria
Con gli occhi pieni di malinconia... buongiorno Dio
Lo sai che ci sono anch'io?
Lasciatemi cantare, con la chitarra in mano
lasciatemi cantare una canzone piano piano
Lasciatemi cantare perchè ne sono fiero
Sono un italiano, un italiano vero
Lasciatemi cantare, perchè ne sono fiero
Sono un italiano, un italiano vero
samedi 12 juillet 2008
Think
mercredi 9 juillet 2008
souvenirs souvenirs
Flo
- Ne crois pas que je ne pense pas à toi : tous les jours, tous les soirs, avant de m’endormir, ou lorsque je me promène dans la rue. Dans le dernier cas, je lève la tête au ciel et vois cette grande tour de télévision plantée au centre de Berlin. Elle tranche avec l’éclat du ciel dont l’antenne démesurée crève étrangement un nuage solitaire. L’air est lourd et le soleil brillant. Il inonde les rues. Je marche sans regarder devant moi, toujours les yeux tournés vers le ciel.
Qu’aurais-tu fait à cet instant ? Qu’aurais-tu pensé ? Qu’est-ce qu’on ne s’est pas dit ?
- Un souvenir oublié, refaisant surface : j’explose de rire dans mon lit, au beau milieu de la nuit.
- « Non, moi, c’est particulier. Ceux que j’appelle « amis » sont un certain nombre de personnes que je connais, pour la plupart, depuis des années et des années. Par exemple, mes deux amis de maternelle… »
Comment vais-je reformuler ce récit mythique ? Il manque désormais un élément dans sa genèse. Et moi, le sol me glisse sous les pieds.
- La dernière fois, j’étais malade, comme par hasard. C’était un des rares moments où je revenais à Nancy, mais malade. Bien sûr, vous ne vouliez pas me croire, comme par hasard. « Arrêtes, t’es lourd, quand tu fais la grosse fête, je ne suis jamais là pour le voir ! ». Désolé mon vieux, mais ce soir, c’est direction « sous la couette », et sans passer par la case départ. Dans le lit, je suis mal, vraiment mal. Fièvre, sueurs froides, maux de ventre : tout va de travers. J’entends vos voix au premier étage, et je prie égoïstement pour que - par quelque bienheureux miracle - tu t’endormes avec Félix, et que tu ne te décides surtout pas d’aller te coucher dans ton lit (celui que j’occupe accessoirement) ! J’entends vos voix, la fièvre se calme et je m’endors.
Le lendemain, je me réveille et vois ta foutue gueule d’ange en train de dormir. Je me lève, passe parle couloir, et glisse délicatement la tête dans l’autre chambre pour faire état des dégâts de la veille : tout va bien, Félix dort sur le lit, sens dessus dessous.
J’attends impatiemment que vous vous réveilliez.
- On avait eu de belles paroles. Je suis heureux qu’on ait pu les échanger. C’est tout ce qu’on ressentait l’un pour l’autre, tout ce qu’on était même. On s’était dit - et j’en souris encore - que notre amitié durerait, qu’il ne fallait pas qu’on perde contact, qu’on devait se voir plus souvent, parce que, outre notre « vieille amitié », c’était le présent et le futur qui nous liaient.
Bijou, Tourterelle, Bifi [phoque] ou tout simplement Benjamin
mercredi 18 juin 2008
Un mois...
Je n'arrive toujours pas à le réaliser, je me dit que tu vas surgir en plein milieu d'une soirée et l'animer de musiques italiennes ou de vieilles séries télé, proposer des défis tels que le naked mile.
Chaque jour je crois te reconnaitre au coin de la rue, malheureusement ce n'est jamais toi.
Je vais devoir apprendre à l'accepter, à vivre avec.
Je ne veux pas que tu croies que je m'apitoie sur mon sort, je veux juste dire ce que je ressens, écrire ce que je n'arrive pas vraiment à dire, et il y a des choses que je n'arrive et que je ne sais toujours pas écrire.
Je voulais surtout que tu sache que je et nous pensons et penserons toujours à toi, qu'on t'aime et que tu nous manque.
Si tu vois la personne qui a décidé que c'était l'heure, tu lui dira que c'est une nitche...
A plus Flo.
Le Tox / Ben
jeudi 5 juin 2008
mercredi 4 juin 2008
Comment expliquer ?
De chute dans un grand trou noir ?
Comment expliquer cette émotion
Et toutes mes larmes de désespoir ?
Comment expliquer cette injustice ?
Tu étais jeune, et sans prévenir ...
Comment expliquer l'avenir ?
Sans toi aux bras de toutes ces miss !
Comment expliquer ce sentiment ?
Alors que je ne t'ai pas connu longtemps.
Comment expliquer la peine que je ressens ?
Bien qu'il faille profiter de chaque instant ...
Comment expliquer cette terrible annonce,
Qui est arrivée sans préparation ?
Comment expliquer tant de questions,
Qui resteront sans réponse ?
Comment expliquer,
Comment ?
A Toi FLO
mardi 3 juin 2008
Ciao Flo'
Il y a des moments où on a envie de ne pas rater ses mots, parce qu'il n'y aura que ceux-là pour dire ce qu'on ressent, pas de seconde chance, comme la vie en fait ...
Avant-hier on se serait parlé, tu m'aurais raconté un bout de ce que tu vis et fais là-bas dans le sud et je t'aurais dis ce qu'il se passe dans mon nord. Mais hier ton visage est soudain devenu, d'une seconde à l'autre, une réalité passée, une photo figée dans un album qui ne s'animera jamais plus. Tout de suite j'ai cherché dans ma tête le bouton replay mais à sa place j'ai trouvé un vide cruel, un défaut douloureux de l'existence humaine. On ne refera pas la scène de la voiture et du virage, elle est marquée au rouge indélébile dans nos imaginations à jamais. Il n'y a que dans la tête qu'on rembobine et qu'on se rejoue l'instant fatal , comme si ce ressassement pouvait receler une explication rationnelle à une si terrible et violente injustice.
La dernière fois qu'on s'est vu c'était à Montparnasse, on parlait d'avenir, du moment où tu monterais sur Paris, à la fin de ta formation de policier, on se disait qu'on aurait l'occasion de faire pas mal de choses ensembles. Il reste les parenthèses mais on les remplira pas ...
J'ai toujours quelques dessins et ton personnage de jeux de rôles sur l'ordi, il était bien au chaud, au coeur de la conviction qu'un jour on remettrait le couvert dans l'un ou l'autre monde imaginaire. Pourquoi je pense à ça là ? Parce que ça fait partie des trop rares choses qu'on a pu partager depuis que j'ai choisi une autre voie, loin de Nancy et de vous. Je me dis qu'à défaut de pouvoir te ramener à la vie, j'aurais un personnage à animer dans mes parties, auquel je pourrais donner une partie de toi. Ma modeste contribution, à mon niveau, à ton souvenir ...
En tous cas t'es un chic type, c'est des gars comme toi qu'il manque dans la police, c'était ta voie, tu t'es pas trompé. Ça se voit dans le regard de ceux qui t'aiment et qui t'ont accompagné jusqu'au bout : en toi il y a des valeurs, des repères pour les cœurs des autres. Et ça ça ne disparaît jamais, c'est éternel, ça reste greffé à l'âme de chacun.
Je tenais à te le dire parce qu'en entrant dans la famille Turinaz, tu es entré du même coup dans celle des Domenjoud; une façon de te dire que dans mon esprit j'ai un autre cousin et qu'il le restera à jamais.
Au revoir Flo, on se reverra dans mes pensées, dans nos souvenirs et dans ce qu'on en transmettra aux autres ...
Joël
PS : j'aurais adoré chanter Bella Ciao avec toi et mon frère dans une manif, je te promets qu'on le fera et tu en seras dans nos coeurs !
vendredi 30 mai 2008
Où ton inexistence était si forte. elle était devenue forme d'être.

Les mots restent enfuis. Depuis plusieurs jours, ils se bousculent mais refusent de se livrer. Ils sont inaptes à dire ce qui n'a de nom dans aucune langue. La mort est l'épreuve limite du langage. Sur ce dont on ne peut parler, - peut-être - faut-il garder le silence.
Je m'exerce mentalement à circonscrire ton absence-présence. Un exercice auquel je ne m'attendais pas. Un exercice auquel tu ne m'avais pas habituée. Je ne parviens à résoudre l'aporie à laquelle tu me confrontes. Ton absence n'en est pas une. L'inexistence n'est pas le contraire de l'existence. Elle devient forme d'être. Un être paradoxal.
"Quand ta mort sera finie. je serai mort" (Jacques Roubaud). Ce n'est qu'aujourd'hui que je parviens à la pleine compréhension de ces mots. Elle ne pourra s'achever avant que je disparaisse, moi aussi, puisque je te porte en moi. "la vie qui te reste, s'il te reste, est imprimée en moi, suaire, entremêlée en moi, refusant de se défaire."
Je contemple cette photographie que je t'avais offert quand on s'était retrouvés, au collège. Tu aimais me la montrer quand je venais chez toi. Avec un sourire en coin. Elle ne dit que ce qui a été. Rien de plus. Elle ne dit pas ce qui n'est plus.
Ton image et ton nom, tout chargé de rires, me hantent. Mais je ne cherche pas à les repousser. Je les enveloppe dans ma tendresse.
jeudi 29 mai 2008
Il sera une fois
Et pourtant ce mal étrange me guette, me poursuit, m’envahit à chaque instant. Mon quotidien se fait sans mon Frère depuis plusieurs années. Et pourtant quand je vais me coucher, quand je bois un verre, quand j’entends quelqu’un parler, j’éprouve toujours cette sensation de manque. Un vide irréel qui ne peut être comblé. C’est remarquable de se rendre compte à quel point ma vie actuelle et mes réactions ont été conditionnées par mon Frère. Sans s’en rendre compte, il a réussi à m’influencer dans toutes mes décisions. Parfois, ce n’est qu’une simple impression, d’autres fois ce sont ses mots qui résonnent dans ma tête. J’étais le grand Frère, mais c’est lui qui m’a bien souvent montré le chemin. Et ce sourire. Je n’ai pas toujours été aussi proche de mon Frère, et pourtant je ne peux pas me souvenir de ma relation d’avant. Car même à cette époque, nous vivions déjà ensemble, dans notre cœur et dans notre esprit.
Vous l’avez compris, je ne vais pas m’adresser aujourd’hui à mon Frère, qui sait déjà tout ce que j’ai à lui dire. Je n’ai absolument aucun regret, aucune peine ou aveu jamais dévoilé, aucune rancœur à son égard. Car notre relation ce n’était pas des longues discussions comme il a pu en avoir avec d’autres, ou même quelques mots sur un sujet sérieux. Ce n’était plus non plus des querelles interminables sur des problèmes bénins, ni des coups dans le dos pour prendre l’avantage. Car au fil des années, un profond respect s’était installé entre nous. J’ai toujours été fier de ce que mon Frère faisait, et il a toujours été fier de m’avoir comme frère. Mais notre relation c’était surtout et presque exclusivement l’instant présent, c’était vivre à fond toutes les occasions où l’on avait l’occasion de se retrouver, parfois même à l’extrême. Notre relation, c’était des sourires, des embrassades, des bousculades, un peu de compétition de temps en temps, des fous rires sans limites…c’était aussi tous ces moments où l’on se comprenait tellement bien sans se parler, ces moments ou un seul regard, l’esquisse d’un sourire suffisait pour déclencher l’hilarité générale. Ensemble, on était dans un autre monde, celui de la légèreté, celui de l’insouciance, celui dans lequel tout est possible. Notre relation, c’était ma définition du bonheur. Et je suis sûr que tous ceux qui nous ont côtoyés le comprennent.
En effet, je m’adresse ici à tous les lecteurs de ce blog, aux proches et moins proches, à tous ceux qui font que le souvenir de mon Frère ne s’envolera pas à la prochaine bourrasque. Je ne le décrirai pas en vantant ses qualités et en remémorant ces si nombreux bons moments que l’on a pu vivre avec lui. Je voudrais simplement vous faire comprendre ce que je ressens actuellement, avec mes mots maladroits qui ne font malheureusement qu’effleurer ma pensée.
Peut-être que certains d’entre vous aimeraient que je narre ici quelques petites anecdotes anodines et plaisantes, peut-être que d’autres voudraient que je leur rende hommage pour tout ce qu’ils ont fait pour moi ou mon Frère. Je ne les oublie pas mais je ne le ferai pas ici, car mon Frère, c’était avant tout pour moi l’avenir. J’aime me projeter dans le futur, et jusqu'à présent mon futur c’était de fêter sa première affectation après l’école de police, c’était de brandir mon diplôme d’ingénieur avec mon Frère dans mes bras, c’était de préparer ensemble le prochain mariage de la bande à Turinaz, c’était de partir en vacances tous les deux avec chacun une femme au bras, c’était peut-être un rôle de garçon d’honneur à l’un de nos mariages, c’était d'élever mes enfants et de leur présenter leur oncle et c’était surtout continuer à vivre dans l’insouciance et la gaieté. Et toutes ces images s’imposaient si naturellement à mes yeux que j’ai énormément de mal à les remplacer. Depuis l’accident j’essaye, mais je n’y arrive tout simplement pas encore.
C’est pour cette raison qu’aujourd’hui j’affirme qu’en son honneur, il sera une fois où tout ceci se réalisera bel et bien, et que nous resterons tous ensemble dans ces moments importants qui resteront à jamais dans nos mémoires.
Enfin, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien et qui continuent de le faire et à qui je n’ai pas eu le temps de répondre. Cela m’aide beaucoup.
Il n'y a qu'un seul luxe...

Si on me demandait de donner une définition du mot ami,je répondrais indéniablement: "Flo"; car après tout, certains individus ont ce don particulier et unique de pouvoir toucher votre âme.
Florian a su par cette alchimie assez incroyable de tendresse, d'euphorie et de rire, laisser en chacun de nous des souvenirs impérissables. Et je suis sûre que vous vous remémorerez, non sans esquisser un sourire aux coins des lèvres, une première fois survenue avec lui: un premier amour, une première cuite, un premier naked milles... Car effectivement Flo a toujours été l'homme des premières fois et ce ne fut pas sans nous déplaire.
Aujourd'hui les mots me manquent pour dire ce que je ressens et paradoxalement, je pourrais rester des heures entières à vous parler de lui avant de terminer tout ceci par un brillant: "Il a été notre ami, il a été notre amour, il restera notre frère!!!!". Mais je préfère m'en remettre à Antoine de Saint Exupéry, qui a su bien mieux que moi parler de ces amis perdus que l'on ne peut que pleurer:
"Rien, jamais, en effet, ne remplacera le compagnon perdu. On ne se crée point de vieux camarades. Rien ne vaut le trésor de tant de souvenirs communs, de tant de mauvaises heures vécues ensemble, de tant de brouilles, de réconcilliations, de mouvements de coeur. On ne se reconstruit pas ces amitiés-là. Il est vain, si l'on plante un chêne, d'espérer s'abriter bientôt sous son feuillage. Il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines."
Mon Flo, tu m'as fait faire une promesse la dernière fois que l'on s'est vu et je m'y tiendrai.
mardi 27 mai 2008
Au nom des Chopinois.
Il a marqué les gens qui l'ont connu par sa générosité et sa tendresse, et beaucoup se souviendront de ses soirées où nous étions invités.
Certaines personnes se rappelleront aussi du bac que nous avons fêté ensemble, la joie de la réussite et l'aboutissement de ces années de lycée que nous avions partagées...
Tu savais très bien détendre l'atmosphère et nous faire relativiser en nous rassurant, tu avais toujours le mot pour rire et tu avais ce pouvoir de motiver les gens.
Ta compagnie était distrayante et enrichissante, tu trouvais sans cesse des idées pour se divertir et s'occuper.
Enfin, tu as occupé une place en chacun de nous , et même si nos chemins s'étaient éloignés, tu resteras toujours dans notre coeur.
Alors au nom de tous tes anciens camarades du lycée Chopin, nous n'oublierons pas tous les moments forts de notre jeunesse que nous avons passés en ta compagnie.
lundi 26 mai 2008
Au plus prés des étoiles...

Flo, je m'avance pour parler au nom des sits...
Tu vois bien, on est tous là, réunis, la ptite famille...
On voulais simplement te dire que dimanche on a pas perdu que notre pote, on a perdu un frêre, un des Frangins du samedi...
C'est clair que pour l'instant on est un peu paumé, c'est normal on a perdu un bon élément.
On veut que tu sois fier de nous.
Pour ton dernier coup tu as bien réussi, tu nous as rassemblé tous, tu nous as unis, soudés.
C'est sûr qu'on est moins fort que toi pour les discours mais on veut quand même te faire un bel au revoir, tu le mérite.
Voilà mon gars, on va penser à toi, on va continuer, il le faut...
Ciao grôs....







